L’ouverture au champ des possibles mène au plus profond de soi

Je m’échappe.
Seule.
Loin.
Pour fina­le­ment m’unifier,
et tel un puzzle assem­blé,
résoudre ma propre énigme.

L’inconnu m’oblige
à une pré­sence au monde.
Éveillant mes sens,
vibrante,
intui­tive,
la connexion s’établie.

Le voyage me dénoue et me relie.
Le che­min alors se des­sine.
Les objec­tifs se pré­cisent.
Puis, libé­rée de mes résis­tances,
j’arpente les routes du monde,
au-delà de mes pré­sup­po­sées limites.

Plus sereine,
j’expérimente.

Plus modeste,
j’apprends.

Plus confiante,
j’intègre.

Je m’ancre, me centre, m’aligne,
et peux dès lors rayon­ner…

Sinon…

Je raf­fole des épi­nards avec juste une pointe de crème fraîche subli­mée par quelques baies de Sichuan et je voue un culte au thé, aux épices et au gin­gembre. Ma potion magique n’est autre que le chai, de pré­fé­rence au lait de zébu… Par ailleurs, je ché­ris les bêtes dont je défends autant que je peux la cause et dor­lote pas moins de huit truffes sous mon toit. Suite à ma mer­veilleuse ren­contre avec Chita en Bolivie, j’ai fort réflé­chi à la créa­tion d’un refuge pour singes hur­leurs que j’envisageais au Laos, sauf qu’il me serait impos­sible de voya­ger comme je le sou­haite. Je n’exclus pas, cepen­dant, de recon­si­dé­rer l’idée quand ma retraite en Asie se pro­fi­lera. Un jour, peut-être, le for­mi­dable sou­ve­nir de Chita m’accompagnera en soi­gnant des singes bles­sés qui seraient en dif­fi­culté dans leur milieu natu­rel… En atten­dant, j’écris, cor­rige, pho­to­gra­phie, maquette, typote et… Voyage !

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