Tout savoir pour voyager avec vos animaux vers le Laos

29 mai 2018 | Flâneries | 0 com­men­taires

S’expatrier n’est pas simple. S’expatrier en Asie encore moins. S’expatrier en Asie avec huit ani­maux ouvre, par consé­quent, un champ d’interrogations plu­tôt large… Non pas que j’aime me com­pli­quer l’existence (encore que…), mais je ne conçois pas d’abandonner mes bêtes sous pré­texte que j’aimerais chan­ger de vie. Le chan­ge­ment se fera avec mes boules de poils ou ne se fera pas.

Si vous sou­hai­tez voya­ger avec vos ani­maux en direc­tion du Laos vous serez confronté à la dif­fi­culté d’obtenir cer­taines pré­ci­sions à l’avance. Les vété­ri­naires fran­çais connaissent mieux la régle­men­ta­tion thaï­lan­daise par exemple. Il y a peu d’informations, ou contra­dic­toires, et par­fois de mal­heu­reux retours d’expériences sur les condi­tions de trans­port, le pas­sage des douanes, les éven­tuelles qua­ran­taines… Ayant déblayé le ter­rain, je tente de com­bler ce flou. En outre, je me suis inter­ro­gée à pro­pos d’autres risques locaux pour les chats barou­deurs comme l’alimentation conta­mi­née (ils adorent la viande crue), l’eau insa­lubre, les ser­pents veni­meux… Inquiète pour ma petite famille que j’ai bibe­ron­née, j’ai étu­dié de nom­breux aspects. Je vous res­ti­tue ici la somme des réponses que j’ai recueillie, sachant que ma pre­mière rési­dence au Laos étant envi­sa­gée dans les envi­rons de Vientiane, c’est là que j’ai com­mencé mes recherches.

Où trouver de l’alimentation adaptée à Vientiane ?

Les cro­quettes ne consti­tuent pas une nour­ri­ture idéale étant donné la quan­tité de céréales et le tas de salo­pe­ries qui les com­posent. Elles res­tent néan­moins un ali­ment de base et je sélec­tionne les meilleures pos­sibles aux­quelles j’adjoins viande et pois­son. Dans chaque point de vente énu­méré ci-dessous, une par­tie des marques lis­tées y vend aussi de l’alimentation humide.

Khouvieng Center

L’animalerie du bou­le­vard Khouvieng

Elle offre des acces­soires divers pour les ani­maux et dif­fé­rentes gammes dans chaque marque repré­sen­tée qui sont :

  • pour les chiens : Hill’s, Royal Canin, Pedigree, Smartheart ;
  • pour les chats : Royal Canin, Purina One, Whiskas, Me-O, Me-O Gold.

Ivet Center

Ban Dongpalanthong, Phonsinouan New Road, Sisattanak District (presque face à la rue Bourichane, à côté du centre de soins den­taires Vertex).

Les marques repré­sen­tées sont :

  • pour les chiens : Hill’s, Royal Canin, Pedigree, Cesar ;
  • pour les chats : Royal Canin, Whiskas, Felipro.

Animal Care Clinic

À l’angle de la rue Dongpalane et Dongpalantha Hom 3.

Les marques repré­sen­tées sont :

  • pour les chiens : Pedigree, Smartheart, Dr LuvCare ;
  • pour les chats : Whiskas, Me-O.

Vous trou­ve­rez aussi, dans bon nombre de petits com­merces, des cro­quettes Me-O, Whiskas ou Pedigree.

Quelles sont les cliniques vétérinaires à Vientiane ?

Naturellement, vous vou­drez évi­ter, autant que faire se peut, de mener vos ani­maux dans les cli­niques, mais les rap­pels de vac­cins sont impé­ra­tifs, en par­ti­cu­lier celui de la rage, et en cas de pépin, il faut immé­dia­te­ment savoir où aller. J’ai dû déca­ler mon billet d’avion afin de veiller sur un de mes chats après une opé­ra­tion de haute vol­tige, de la bro­de­rie sur un mil­li­mètre de gen­cive pour recoudre l’intégralité de son men­ton déchiré. De cette mau­vaise expé­rience résulte un niveau d’exigence pour éva­luer les cli­niques du coin.

International Veterinary Center

Rue Thadeua

Lors de mon pas­sage, je suis accueillie par le Dr Giovanni, pré­sent depuis un mois, qui m’invite à décou­vrir les lieux. Il me liste les appa­reils et les pos­si­bi­li­tés. C’est rapide, il n’y a pas grand-chose. Il me désigne le frigo où sont conser­vés les vac­cins, la machine pour les radio­gra­phies et la salle d’opération rudi­men­taire où je traîne mes bas­kets crot­tées. Ils gèrent les urgences certes, mais c’est basique. Je doute que l’opération de mon chat ait pu être effec­tuée dans cet éta­blis­se­ment. Le res­pon­sable, le Dr Nicola Magnaghi, éta­bli depuis cinq ans est absent, mais il revient rapi­de­ment vers moi par mail et l’échange est très inté­res­sant. Ce vété­ri­naire semble très impli­qué dans son domaine, je m’en ren­drai éga­le­ment compte sur le groupe Facebook « Pets Vientiane ». Il répond à mes ques­tions sur leur sécu­rité et m’affirme que le Laos étant ma des­ti­na­tion finale, je dois me confor­mer uni­que­ment aux règle­ments de ce pays. Il m’apprend que les chiens et les chats ont un pH de l’estomac très bas qui rend dif­fi­cile l’apparition de mala­dies dues à l’eau insa­lubre ou à la nour­ri­ture. Les pro­blèmes de toxi­cité sont plus sou­vent dus à l’habitude lao­tienne de dis­per­ser les déchets dan­ge­reux. En revanche, l’empoisonnement par les ser­pents est com­mun pen­dant la sai­son des pluies, plus pour les chiens que pour les chats, qui chassent ou jouent avec le ser­pent occa­sion­nel­le­ment. Heureusement, très peu sont mor­tels, du moins selon la casuis­tique de la cli­nique.

Ivet Center

Ban Dongpalanthong, Phonsinouan New Road, Sisattanak District (presque face à la rue Bourichane, à côté du centre de soins den­taires Vertex).

Il s’agit d’une cli­nique vété­ri­naire thaï­lan­daise qui n’a rien à voir avec la pre­mière. Elle paraît presque propre depuis l’extérieur. Une équipe de spé­cia­listes en der­ma­to­lo­gie, car­dio­lo­gie et ortho­pé­die y exerce, fac­tu­rant les tarifs en kips, baths et dol­lars. La demoi­selle avec qui j’engage la dis­cus­sion en évo­quant mon pro­jet de venir m’installer pro­chai­ne­ment, accom­pa­gnée de mes bêtes, me confirme le nom latin des vac­cins à réa­li­ser, recon­nais­sables par n’importe quel vété­ri­naire du monde. Elle me détaille aussi les tarifs pour chiens et chats. Je serais a priori plus sereine pour y emme­ner mes ani­maux mal­gré l’échange à la fois ins­truc­tif et sym­pa­thique que j’ai eu avec le Dr Magnaghi.

Animal Care Clinic

À l’angle de la rue Dongpalane et Dongpalantha Hom 3

On y trouve de l’alimentation, mais je n’y ferais pas soi­gner mes ani­maux. Le lieu est cras­seux et ils sont négli­gents au point de jeter leurs seringues usa­gées dans les paniers qui servent de pou­belles devant leur devan­ture. J’en ai vu des dizaines épar­pillées alors qu’ils devraient être atten­tifs aux risques d’accidents pour les ani­maux en liberté, mais aussi pour les enfants.

Phithacthep Pet Clinic

Ban Thatlouang, Saisettha District (à côté de Thatlouang Square, un centre com­mer­cial, à l’angle du bou­le­vard Kamphengmeuang et de Nongbone Road)

On m’en a parlé comme d’un centre où il est pos­sible d’effectuer les vac­ci­na­tions, mais je ne l’ai pas visité. Il peut pro­ba­ble­ment vous dépan­ner si vous êtes situé près de ce quar­tier excen­tré.

Myvet Animal Clinic

Phonetong Road

Je ne l’ai pas visi­tée. Je suis pre­neuse de vos avis si vous avez l’occasion de vous y rendre.

FaXai Animal Clinic

Sapantong Neua Village

Même remarque que pour l’établissement pré­cé­dent. Vos impres­sions sont les bien­ve­nues…

Comment vous y prendre pour le transport de votre animal ?

Au final, le plus gros souci réside dans l’acheminement. Les deux seules com­pa­gnies à pro­po­ser ce ser­vice depuis la France vers le Laos sont Thai Airways et Vietnam Airlines. La der­nière ayant une très mau­vaise répu­ta­tion concer­nant le trans­port des ani­maux, j’ai foca­lisé mon inté­rêt sur la pre­mière. Tout d’abord, les ani­maux ne sont plus admis en cabine et sont en soute, pro­ba­ble­ment trim­bal­lés avec peu de ména­ge­ment par le per­son­nel de la com­pa­gnie aérienne formé à por­ter des colis. À cela, s’ajoute une escale à Bangkok puisqu’il n’existe aucun vol direct depuis la France vers cette des­ti­na­tion. Cette escale est plu­tôt à consi­dé­rer comme une étape, je m’explique…

Thai Airways n’autorise qu’un seul ani­mal par pas­sa­ger (sous réserve que le quota par avion ne soit pas dépassé, ce qui peut arri­ver mal­gré l’acceptation de la com­pa­gnie qui pra­tique, comme les autres, le sur­boo­king). Dès la réser­va­tion des billets (à ne pas vali­der vous-même sur le web), deman­dez l’autorisation pour que votre ani­mal soit en soute et pré­ci­sez que vous sou­hai­tez voya­ger sur le même vol que lui. Thai Airways peut refu­ser votre ani­mal selon le type d’appareil (notam­ment pour le second vol de Bangkok à Vientiane). Cet éven­tuel accord dépend du bureau de contrôle de la com­pa­gnie, loca­lisé à Bangkok, et leur réponse s’obtient dans un délai de 72 h. Cela implique de prendre des billets plus chers qui per­mettent ce délai d’achat (les pre­miers prix sont des offres flash, ils ne sont pas valables après ces 72 h, entre l’option de réser­va­tion et la vali­da­tion). L’acceptation de la com­pa­gnie n’exclut pas un chan­ge­ment du type d’appareil. Si Thai Airways le sait à l’avance, vous êtes pré­venu avant le jour J, mais ce chan­ge­ment advient quel­que­fois à la der­nière minute (le trans­por­teur n’étant pas le seul déci­sion­naire sur la ques­tion), auquel cas l’embarquement sera décalé à une date ulté­rieure. Les ani­maux ne sont pas admis sur les vols opé­rés ou par­tiel­le­ment opé­rés par Thai Smile, filiale de Thai Airways, il est par consé­quent impos­sible, depuis Roissy, de prendre le vol du matin ou celui en début d’après-midi. Il ne reste que le vol de 18 h 30 qui induit une étape en Thaïlande. En effet, le second vol pour Vientiane ne décol­lant de Bangkok qu’en soi­rée, il est obli­ga­toire de reprendre l’animal à Bangkok, la com­pa­gnie ne le garde pas en jour­née (il n’y a pas de sta­tion ani­male à l’aéroport Suvarnabhumi). Vous devrez pré­ve­nir à l’avance le ser­vice du contrôle vété­ri­naire de Bangkok de l’arrivée de votre ani­mal pour le récu­pé­rer, aussi il vous fau­dra res­pec­ter la régle­men­ta­tion thaï­lan­daise et plus seule­ment lao­tienne pour évi­ter une qua­ran­taine (qui n’est impo­sée qu’en cas d’irrégularité et vous sera fac­tu­rée pour chaque jour). Par ailleurs, vous devrez ache­ter, pour une autre date, un second billet pour le vol de Bangkok à Vientiane. Cela signi­fie deux paie­ments pour le trans­port de l’animal, en pre­nant les mêmes pré­cau­tions pour cette seconde réser­va­tion que pour la pre­mière. Pensez éga­le­ment à pré­ve­nir à l’avance le ser­vice du contrôle vété­ri­naire de Vientiane pour l’arrivée de votre ani­mal en vue de le récu­pé­rer. Enfin, pla­ni­fiez un loge­ment à Bangkok à proxi­mité de l’aéroport pour atté­nuer le stress de votre ami à quatre pattes. Celui-ci souf­frira davan­tage de ce second vol en décalé et va trou­ver le temps très long avant de pou­voir prendre ses aises dans une nou­velle mai­son. N’oubliez pas qu’à la durée du vol s’ajoutent celle du tra­jet vers l’aéroport et depuis celui-ci au départ et à l’arrivée, les trois heures avant le pre­mier embar­que­ment, et la durée du contrôle vété­ri­naire à Bangkok et à Vientiane.

Dans ma tribu, une mamie de qua­torze ans ne sup­porte pas les trans­ports et aucun médi­ca­ment ne la sou­la­gera (les tran­quilli­sants sont inter­dits par les com­pa­gnies). L’imaginer dis­pa­raître sur un tapis rou­lant, incer­taine de la revoir vivante, est au-dessus de mes forces. Ma troupe se com­po­sant aussi d’un gros pépère qui, avec sa caisse, pèsera plus de soixante-quinze kilos, impose une logis­tique dif­fé­rente. Plus simple ? Quelle idée ! Ainsi, l’option que j’avais au début envi­sa­gée, qui consis­tait à effec­tuer plu­sieurs allers-retours, croyant que trois ani­maux par pas­sa­ger étaient admis à l’instar d’autres com­pa­gnies, n’est plus d’actualité. Seul l’avion-cargo résou­drait ma pro­blé­ma­tique, et je dois m’adresser à une société tran­si­taire. Thai Airways m’a orienté vers STPI qui embar­que­rait l’ensemble de mes ani­maux dans le même cargo. C’est la solu­tion la plus simple. Elle coûte un bras ! Les ani­maux sont à dépo­ser le matin, avant 7 h 30 pour un vol qui décolle géné­ra­le­ment en début d’après-midi et ils sont à récu­pé­rer à Vientiane. Le prix est éta­bli d’après les men­su­ra­tions de l’animal qui déter­minent la taille de la cage et donc l’encombrement dans la soute. Si vous choi­sis­sez cette solu­tion, comp­tez à la louche 1 500 € pour un chien de 35 kg. Vous obtien­drez un tarif pré­cis en leur deman­dant une cota­tion Thai Airways pour un vol Paris – Bangkok et Bangkok – Vientiane. J’ai estimé mon tarif glo­bal à 10 000 €. Si vous n’avez qu’un seul ani­mal et que vous optez pour un enre­gis­tre­ment lambda en soute, le coût sera approxi­ma­ti­ve­ment de 300 $ pour un chat et de 750 $ pour un chien de trente-cinq kilos avec la caisse (à mul­ti­plier par deux compte tenu de l’étape à Bangkok). Je vous réca­pi­tule ci-dessous l’ensemble de mes inves­ti­ga­tions quant aux démarches à accom­plir, pour le trans­port en soute et par cargo, auprès des auto­ri­tés lao­tiennes et du vété­ri­naire (qui saura se confor­mer à la régle­men­ta­tion thaï­lan­daise si vous y faites étape).

Quelles sont les démarches impératives pour vos animaux avant le départ au Laos ?

  • L’identification par une puce implan­tée (les auto­ri­tés de santé ani­male lao­tiennes ne sont pas encore équi­pées de lec­teurs de micro­puces, mais il est pru­dent d’anticiper, de plus elle sera exi­gée pour retour­ner dans l’Union euro­péenne au cas où…). Pensez à véri­fier qu’elle fonc­tionne.
  • Un car­net de vac­ci­na­tion inter­na­tio­nal à jour avec les vac­cins stan­dards aux­quels se cumule celui de la rage. Les noms latins sont :
    • pour les chiens : Distemper, Adénovirus 2, Coronavirus, Parvovirus, Parainfluenza et Leptospira + Rabies ;
    • pour les chats : Panleucopénie, Chlamydia, Calicivirus, Rinotrachéite, Leucémie + Rabies.
    • * Les pré­voir suf­fi­sam­ment en avance pour res­pec­ter les délais puisqu’il est obli­ga­toire de four­nir aussi les titrages anti­ra­biques. Il s’agit d’une ana­lyse de sang assu­rant l’efficacité du vac­cin contre la rage. Elle est en prin­cipe réa­li­sée sous trois semaines en France, car le pré­lè­ve­ment doit être effec­tué après la vac­ci­na­tion anti­ra­bique alors que le vac­cin est tou­jours à jour. La durée de vali­dité du vac­cin dépen­dant du pro­duit uti­lisé, véri­fiez le délai auprès de votre vété­ri­naire. Ce pré­lè­ve­ment doit être ana­lysé dans un labo­ra­toire agréé par l’Union euro­péenne et signé par un vété­ri­naire cer­ti­fié afin d’être valable. Attention, faire les rap­pels dans les temps une fois au Laos, si le vac­cin de la rage est décalé d’un petit jour, les titrages indis­pen­sables en cas de retour en Europe devront être refaits, et les labo­ra­toires lao­tiens n’étant pas recon­nus par la légis­la­tion euro­péenne, le sang devra être envoyé en Europe pour être ana­lysé. Le résul­tat du titrage doit être supé­rieur ou égal à 0,5UI/ml pour que l’animal puisse voya­ger en sécu­rité. Si le taux est infé­rieur à 0,5Ul/ml, il faut pro­cé­der à un nou­veau vac­cin anti­ra­bique et refaire ensuite le titrage entre trois et quatre semaines après. Il est pré­fé­rable de faire le vac­cin anti­ra­bique SEUL, sans le mélan­ger aux autres, cela aug­mente les chances d’obtenir une réponse immu­ni­taire posi­tive.
  • Un cer­ti­fi­cat de santé déli­vré au maxi­mum sept jours avant l’arrivée par votre vété­ri­naire fran­çais habi­tuel.
  • Un pas­se­port euro­péen rem­pli par votre vété­ri­naire qui atteste de l’identité et des vac­cins.
  • * Veillez à ce que le numéro de la micro­puce soit cor­rect dans le car­net de vac­ci­na­tion, le cer­ti­fi­cat de santé et le pas­se­port.
  • Prendre une caisse de trans­port agréée UE pour chaque ani­mal qui doit pou­voir s’y tenir debout et s’y retour­ner aisé­ment. Il doit y avoir des aéra­tions sur tous les côtés. Les caisses de trans­port doivent être extrê­me­ment solides et mieux vaut ren­for­cer les fer­me­tures (pri­vi­lé­giez le métal au plas­tique). Tous les jours, des cages tombent sur le tar­mac et des ani­maux s’échappent, ils ne sont qu’exceptionnellement retrou­vés. Pour exemple, sur les vols Air France, seules les caisses « coque », en plas­tique rigide ou fibre de verre, fer­mées par rivets et homo­lo­guées IATA (International Air Transport Association) sont accep­tées en soute. La cage y sera main­te­nue de manière à res­ter stable. La soute est ven­ti­lée, pres­su­ri­sée et chauf­fée. N’omettez pas :
    • d’y appo­ser des­sus vos coor­don­nées et une éti­quette sur laquelle vous avez ins­crit « Live ani­mals » ;
    • d’y atta­cher une copie du car­net de santé et de l’autorisation d’importation qui sti­pulent que tout est en règle pour faci­li­ter le contrôle par les agents thaï­lan­dais et lao­tiens.
  • Acquérir un per­mis d’importation auprès du gou­ver­ne­ment du Laos. Cette étape prend envi­ron sept à dix jours ouvrables et néces­site les copies des docu­ments sui­vants :
    • photo, des­crip­tion de l’animal et numéro de sa micro­puce ;
    • cer­ti­fi­cat vété­ri­naire de bonne santé ;
    • copie du pas­se­port des impor­ta­teurs ;
    • lettre de demande d’un employeur ou d’une entre­prise au Laos ;
    • détails de la date avec l’heure et le numéro de vol par lequel l’animal arri­vera.
  • Depuis cette année, il est néces­saire d’obtenir auprès des auto­ri­tés thaï­lan­daises, via Thai Airways, un per­mis de tran­sit qu’il faut deman­der envi­ron une dizaine de jours avant le départ sous peine de ne pas l’avoir dans les temps et que l’embarquement de l’animal soit refusé. Ce per­mis est fac­turé une cen­taine de dol­lars par ani­mal.
  • Soumettre le per­mis d’importation avec les docu­ments asso­ciés à la com­pa­gnie aérienne pour être libre de voya­ger.

Attention :

  • l’animal doit avoir plus de trois mois avant le voyage pour s’assurer que toutes ses vac­ci­na­tions sont valides ;
  • les chiens d’attaque dits de pre­mière caté­go­rie (American Staffordshire ter­rier dits pit-bull, mas­tiff dits boer­bull et Tosa) sont inter­dits en avion ;
  • les chiens de garde et de défense dits de deuxième caté­go­rie (American Staffordshire ter­rier ou Staffordshire ter­rier, Tosa, Rottweiler et ceux assi­mi­lables par leurs carac­té­ris­tiques mor­pho­lo­giques aux chiens de race Rottweiler sans être ins­crits à un livre généa­lo­gique reconnu par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche) sont éga­le­ment inter­dits en avion, mais ces der­niers peuvent voya­ger par fret (le chien de race Staffordshire bull ter­rier n’est pas consi­déré dan­ge­reux) ;
  • les races de chiens et chats bra­chy­cé­phales sont inter­dites sur la plu­part des com­pa­gnies aériennes et doivent voya­ger par fret. Leur mor­pho­lo­gie par­ti­cu­lière (face apla­tie et crâne plus large que long), fait qu’ils sont vic­times d’accidents mor­tels en avion, sou­vent dus à des pro­blèmes res­pi­ra­toires. Exemples de ces races :
    • pour les chiens : Bouledogue fran­çais, Bulldog anglais, Boxer, Carlin, Shih-Tzu, Pékinois, Cavalier King Charles, Griffon belge, etc. ;
    • pour les chats : Persan, British, Exotic Shorthair, etc.
  • Comment rendre le voyage le moins stressant possible à votre animal ?

    Lors de la réser­va­tion du billet, il est pré­fé­rable d’opter pour une arri­vée pen­dant les horaires d’ouverture du ser­vice dédié au contrôle vété­ri­naire au risque, sinon, de pro­lon­ger l’attente (mais vous n’aurez sans doute pas le choix !).

    Le jour J, il est indis­pen­sable de :

    • fixer au moins deux gamelles sus­pen­dues à la grille de la caisse de trans­port, l’une pour l’eau et l’autre pour des cro­quettes ;
    • vous assu­rer qu’il est bien toi­letté (ni déman­geai­sons, ni sale­tés) ;
    • pla­cer une alaise absor­bante dans la caisse pour ses besoins, mais aussi en cas d’accident ;
    • pré­voir un col­lier avec une laisse ou un har­nais pour le contrôle de sécu­rité de la cage qui est exé­cuté « à vide », mais aussi pour le contrôle de l’animal par les ser­vices vété­ri­naires ;
    • si pos­sible, ali­men­ter l’animal trois heures avant le décol­lage et dans le cas d’un voyage par avion-cargo, trans­mettre des cro­quettes au per­son­nel pour l’escale (éven­tuel­le­ment accep­tées et dis­tri­buées).

    Vous pou­vez aussi :

    • pla­cer dans sa caisse de trans­port un tissu por­tant votre odeur et la sienne (selon le per­son­nel qui enre­gis­trera l’animal, ce tissu pourra être enlevé, c’est cepen­dant à ten­ter…) ;
    • emme­ner le maxi­mum du confort de la mai­son pour l’arrivée : lit, cou­ver­ture, jouets, bac à litière (dans vos bagages car aucun jouet ne sera accepté dans la caisse de trans­port) ;
    • pour les pre­miers jours, plu­tôt que d’acheter une nour­ri­ture inha­bi­tuelle, appor­ter celle qui lui est fami­lière.

    Commencez la pla­ni­fi­ca­tion le plus tôt pos­sible et col­la­bo­rez étroi­te­ment avec votre vété­ri­naire pour que tous les docu­ments et tests soient cor­rec­te­ment rem­plis et répondent aux exi­gences. Pensez à accli­ma­ter votre ani­mal en le lais­sant dor­mir à l’avance dans sa caisse de voyage. Il peut être judi­cieux de l’habituer à boire de l’eau à un bibe­ron sus­pendu à la grille de sa caisse, cela évi­tera qu’il se retrouve sans eau si sa gamelle se ren­verse, la caisse pou­vant être mal­me­née pen­dant le trans­port en soute. Pour la même rai­son, il est astu­cieux de pla­cer quelques gla­çons qui fon­dront plus tard et lui four­ni­ront de l’eau (les gla­çons, selon le per­son­nel du jour, pour­ront être refu­sés, pré­voir tout de même de l’eau en quan­tité suf­fi­sante). Une autre option est de vous inté­res­ser aux dis­tri­bu­teurs d’eau et d’aliments des­ti­nés aux oiseaux qui peuvent se fixer cor­rec­te­ment à une grille sans trop d’encombrement.

    Que faire en cas d’éventuel retour en Europe avec votre animal ?

    Quitter le Laos est plu­tôt simple, les docu­ments requis dépendent du pays de des­ti­na­tion. Dans la plu­part des cas, il est néces­saire d’avoir :

    • la micro­puce ;
    • l’historique de la vac­ci­na­tion dont celle contre la rage ;
    • les titrages anti­ra­biques (déli­vrés et signés par un labo­ra­toire enre­gis­tré et un vété­ri­naire qua­li­fié) ;
    • le cer­ti­fi­cat de santé déli­vré par un vété­ri­naire qua­li­fié et contre­si­gné par le gou­ver­ne­ment lao­tien ;
    • le per­mis d’importation pour le pays de des­ti­na­tion ;
    • dans cer­tains cas, les com­pa­gnies aériennes demandent un per­mis d’exportation au gou­ver­ne­ment du Laos, mais cela varie au cas par cas.

    Voilà !

    Au-delà de ces for­ma­li­tés admi­nis­tra­tives réjouis­santes, le Laos est par­fait comme point de chute pour rayon­ner en Asie, sans comp­ter la bonne quan­tité de cro­quettes et les pos­si­bi­li­tés de soins, non pas idéales, mais accep­tables. Personnellement, vu la taille de mon trou­peau, j’hésite encore. J’ai peur d’infliger ce tra­jet et le cli­mat tro­pi­cal à ma mamie et mon gros pépère. L’avenir m’éclairera, pour l’instant je prends encore le temps de la réflexion et j’épargne pour le cargo ! Par ailleurs, mes chats ont l’habitude de sor­tir et j’ai appris que beau­coup de chats dis­pa­rais­saient, et ce dans de nom­breux quar­tiers de Vientiane. Sont-ils enle­vés pour des tra­fics ou pour être man­gés ? Mystère…

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